La couture et moi

J’ai appris à coudre en maternelle, dans une école publique où la majorité es enfants étaient issus de famille modeste, j’avais 4 ou 5 ans. J’ai tout de suite aimé cette activité, et j’ai longtemps gardé dans ma chambre d’enfant la pomme jaune que j’avais assemblé et ce coussin que j’avais brodé. Ce fut mes premiers ps en couture.

J’ai eu comme marraine, une marraine aux doigts de fée, qui m’offrait des jolies créations. Je me souviens d’un Noël où elle m’avait offert un joli ensemble tricoté fait d’un pull avec des torsades et d’une jupe. J’étais petite et j’ai longtemps porté cet ensemble. Je le trouvais beau et j’étais tellement contente d’avoir un si joli cadeau, que de temps avait-elle passé pour moi, pour me réaliser cette tenue, tant de points remplis d’amour et de tendresse.

J’ai aussi eu une mamie qui avait elle aussi des doigts en or. Je me souviens de son trousseau brodé, quand elle m’expliquais que tel ou tel ouvrage était fait à l’école car à son époque les filles devait savoir coudre. Je me souviens l’avoir vu tricoté et puis un jour arrêté pendant une longue période et puis un jour reprendre à m plus grande joie : un pull d’été crème en aiguille 3 où elle hésitait entre deux points : riz ou blé.

A la maison, il me reste d’elle quelques ouvrages dont un si précieux : un dessus de lit au crochet. J’ai de la chance d’avoir un mari qui me laisse le mettre dans notre chambre. Il sait à quel point il y a une valeur affective et j’aime le regarder et admire sa patience pour réaliser cet ouvrage.

Le dessus de lit en question.C’est une photo prise sans filtre puisqu’à gauche il y a les couches lavables avec le matelas à langer et à droite la nacelle de bébé ours

Détail du dessus de lit,ma grand-mère crochetait ses rosaces lorsqu’il y avait un moment de calme dans son commerce

Quand à moi, j’ai commencé à coudre vers mes 16 ans, au départ, je faisais à la main mes sacs et ensuite mes parents m’ont offert des cours de couture. J’ai eu une prof tellement passionnée, douce et drôle. Grâce à elle, j’ai pû me lancer dans des études de couture.

Aujourd’hui, la couture n’est pas mon métier juste une passion même si avec deux enfants en bas âge je ne couds pas autant que j’aimerais. Alors, le temps d’une sieste,je m’évade sur ma machine et tout les mercredi soir monsieur Ours garde les petits pour que je puisse partir et aller à un cours de couture.

Et vous quelle est votre histoire avec la couture?

Soupe aux cosses de fèves

Et voilà comme chaque mercredi soir depuis quelques mois je vais récupérer mon panier à l’AMAP et à chaque fois c’est un vrai défi et bonheur de trouver des recettes.

Ce mercredi, carottes, pomme de terre, salade et fèves fraîches. Que faire avec les fèves…Est-ce que les cosses se mangent ? Internet, mon ami me dit que oui… ( https://www.lolibox.fr/soupe-cosses-feves/ )

Alors, pour tester, je me dis que je vais faire tout simple et vu le temps un peu maussade, rien ne vaut une bonne soupe pour se réconforter de ce temps grisâtre

Pour la soupe :

  • des cosses de fèves
  • une grosse pomme de terre
  • un oignon ou trois oignons nouveaux
  • une pincée de gros sel
  • poivre

Éplucher les cosses de fèves, mettre de côté les fèves et ne garder pour la soupe que les cosses.

Retirer les fils des cosses et couper les cosses en morceaux.

Éplucher la pomme de terre, l’oignon (ou les oignons nouveaux) puis les couper en morceaux.

Mettre dans une casserole les légumes, ajouter de l’eau et du gros sel.

Cuire environ 35 minutes, (les cosses doivent être tendres) ajouter en fin de cuisson le poivre et mixer.

Une fois la soupe mixée, la passer au chinois (je ne l’avais pas fait dans un premier temps et la soupe avait encore des fils, c’est monsieur ours qui a eu la bonne idée d’utiliser le chinois)

Il n’y a plus qu’à se régaler.

Au départ, je l’avais fait dans une optique économique et anti-gaspi, mais à l’arrivée cette soupe toute simple est délicieuse. La prochaine fois, je pense modifier la recette pour qu’elle soit encore plus gourmande.

Couvrir ou ne pas couvrir

Je me souviens de ma première sortie de maternité, les puéricultrices nous avaient fait changer de tenue notre petit au motif qu’il faisait froid et là devant la pédiatre « mais il est trop couvert ce petit, il faut le déshabiller ».Nous étions déconcertés….comment habiller ce nouveau petit…et là sous son air amusé la pédiatre nous a dit  » habillez-le comme vous. Vous avez chaud, il a chaud. Vous avez froid, il a froid. Ici, aux Antilles les parents ont tendance à couvrir trop leur petits »….

Ma voisine de palier, celle qui m’a fait découvrir l’allaitement long, le lit au sol, comment placer un bébé au sein et tant d’autre chose m’a montré une petite astuce pour savoir si l’enfant à chaud ou froid : mettre sa main sur la nuque de l’enfant et si besoin vérifier la paume des mains.

Je peux vous dire qu’aux Antilles, surtout au début nous avions le droit  » il faut lui mettre des chaussettes, il fait froid » ( oui, oui il fait froid à 25 degré ) et nous répondions  » la pédiatre a dit non » et si la personne était insistante nous lui disions  » vous êtes pédiatre, vous ? »

Et là, avec le second né en métropole, j’étais de nouveau désemparée…est-ce que je couvre trop ou pas assez ce petit ? J’ai tendance à peu couvrir et à mettre dans mon sac un gilet en cas de froid. Aux Antilles c’était facile : un body, une salopette et un chapeau pour le soleil mais là j’avais l’impression de tout devoir apprendre sur l’habillage avec le climat métropolitain…J’ai expliqué lors de la visite des 8 jours à ma pédiatre mes interrogations . ,elle a rit,et elle me dit simplement: « la tendance des parents s’est de trop couvrir leurs petits »

J’ai très vite compris que je devais me faire confiance et quand observant ce petit je serais comment le vêtir. Au final ce nouveau petit être réagissait très différemment que son grand frère. Il a facilement chaud, comme dit Papa Ours  » c’est une petite bouillotte ».

J’ai parfois des remarques, pour me dire qu’il n’est pas assez couvert et là je dit simplement  » prenez sa main, vous voyez il n’a pas froid ».

Il râle facilement quand il a trop chaud, et parfois je ne m’en rend pas compte et c’est son grand frère du haut de ses deux ans et quelques mois qui retire le bonnet ou chapeau en disant » il a trop chaud Maman »

Pour l’aîné, c’est plus facile, il parle. Je ne l’oblige pas en plein hiver à porter son écharpe, bonnet ou gants s’il n’en a pas envie, il sait que s’il a froid, j’ai dans mon sac ses accessoires. Je lui pose des questions sur comment il se sent et lui fait confiance.

Le meilleur conseil est de ne pas regarder de fiche qui disent comment habiller l’enfant en fonction de la température mais d’observer son petit.

En cas de doute il faut simplement l’habiller comme soi même. Parfois je vois d’énorme décalage entre le parent habillé en tenue légère et le petit habillé comme en plein mois de novembre….je me dis le pauvre petit bout

Un bout de chou se plaindra rarement d’avoir trop chaud car la chaleur engourdie et coupe la faim…et si vous voulez stimuler l’appétit de votre petit il faut le découvrir.

Et vous, comment habillez vous vos petits bouts ?

Trop faignant pour être aux couches jetables

Les couches lavables sont apparues comme une évidence…avant même d’être enceinte. Je me souviens d’une amie qui m’avait dit  » ma belle soeur s’est mise aux couches lavables car dans les Dom Tom les jetables sont chères ». Je partais aux Antilles, toute jeune mariée rejoindre l’être aimé.

Je suis tombée enceinte, Monsieur Ours n’a pas été difficile à convaincre pour les couches lavables. J’ai eu de la chance de trouver d’occasion un lot de couches, à l’époque il y avait peu d’annonce sur le bon coin martiniquais.Bébé oursons est né, il était trop menu pour porter de suite les lavables…pas trop le choix nous avons découvert les couches jetables.

Ni monsieur Ours ni moi même avons aimé les jetables : quelle corvée d’aller vider encore plus souvent les poubelles, de ne pas avoir la taille de couches en rayon au supermarché, d’aller encore plus souvent faire les courses….

Au bout de quinze jours nous sommes passés aux couches lavables, je trouvais cela trop mignon ce gros popotin, j’avais des fuites de temps en temps car les couches étaient pour un temps trop grandes. Je n’avais plus cette impression d’être envahie par les poubelles.

Et quel confort pour bébé ourson : plus de rougeur ( il faut savoir qu’une jetable tiens plus chaud qu’une lavable de 2 degrés), pas besoin de mettre systématiquement un soin pour les fesses.

Et quelle joie de savoir que nous faisons de belles économies, un beau gestes pour la planète ( les effets du réchauffement climatique est encore plus visible dans les Antilles)

J’ai souvent eu des commentaires de proches nous disant  » vous êtes courageux d’être aux lavables » ou  » vous allez arrêter avec le temps car cela demande du temps tout ce linge en plus »

Nous répondions toujours  » nous n’aimons pas faire les courses, le temps passé à attendre en caisse, vider les poubelles c’est le même que le temps de s’occuper des couches lavables »

Les couches jetables sont quand même réapparues dans notre quotidien : pour les nounous qui préfèrent les jetables et quand les grand parents gardent bébé ourson.

Nous avons quitté les Antilles pour retrouver la métropole. Et malgré le climat moins chaud, je ne supporte toujours pas l’odeur d’une couche jetable alors que je ne le suis pas avec une lavable.

Bébé ourson a grandit, c’est devenu un petit ourson et la famille a accueilli un nouveau bébé ourson. Nous sommes toujours aux couches lavables, nous avons juste dû agrandir notre stock et faire quelques lessives en plus

Et vous, votre expérience avec les couches ?